Faut-il déclarer l’état d’urgence climatique ?

La déclaration de l’état d’urgence climatique est une revendication insistante et récurrente de la majorité des acteurs engagés dans la lutte contre le réchauffement climatique, et en premier lieu des associations.

La revendication est louable et l’enjeu a priori séduisant, mais au risque d’une vraie déception il est nécessaire de s’interroger sur le sens et la portée d’une telle déclaration.

L’urgence climatique, ou plus précisément l’urgence à intégrer la problématique du réchauffement climatique dans l’ensemble des politiques publiques et privées n’est plus à démontrer (en tous cas ne devrait plus l’être).

Qu’entend-on en revanche pas « état d’urgence climatique » ?
Il ne faut pas oublier qu’en France au moins la notion « d’état d’urgence » répond à une réalité juridique précise. L’état d’urgence a été défini dans une loi de 1955 en vue de « rétablir l’ordre » en Algérie ; cette législation a ensuite évolué pour faire face aux vagues d’attentats terroristes dans les années 1980, puis 2010.
L’état d’urgence, tel qu’il est défini par ces textes, constitue une mesure exceptionnelle, à court terme, permettant de restreindre certaines libertés publiques ou individuelles afin de faire face à un péril imminent.

Est-ce la déclaration de cet état d’urgence qui est poursuivie par les défenseurs de l’environnement ? Probablement pas, ou à tout le moins par dans toutes ses composantes.

La prise en compte du réchauffement climatique – si elle est urgente- n’est concevable et ne peut être efficace que dans le long terme et à la condition d’une acceptabilité – à défaut d’une adhésion- de l’ensemble des acteurs de la société.

En d’autres termes, la transition ne peut se faire au seul moyen de mesures prises dans l’urgence, à court terme, et ressenties comme attentatoires aux libertés. Les mouvements sociaux récents suffisent à l’illustrer.

Alors oui, il faut affirmer l’urgence climatique et les déclarations, aussi symboliques soient-elles, ont leur importance.
Mais il est nécessaire d’être vigilants afin que l’utilisation du terme «état d’urgence » ne réveille pas d’anciens démons et ne déclenche pas un réflexe de rejet chez certains de nos citoyens. La polémique sur la proclamation de l’état d’urgence en 2015 et ses conséquences reste vive.

Enfin et surtout, il faut également être attentif à ne pas dissiper inutilement une énergie qui doit être consacrée à des objectifs concrets. Les déclarations symboliques sont utiles mais elles ne sont qu’une première marche, au mieux celle de la prise de conscience (tardive).

Alors faut-il déclarer l’état d’urgence climatique ? Peut-être, mais à la condition de lui donner une portée et sens, et de ne pas en faire une fin en soi.

L’essentiel reste de mobiliser tous les leviers d’action pour l’adoption de mesures concrètes en faveur de la lutte contre le réchauffement climatique et de l’adaptation de nos sociétés à ses effets.


Sortir de l’entre-soi écologique

Le vrai défi : éveiller les intelligences !

L’éveil des consciences, mais au-delà même l’éveil des intelligences à la réalité du réchauffement climatique et de l’écologie en général est une condition essentielle et déterminante d’une transition réussie.

Sans une réelle compréhension par tous -ou au moins par le plus grand nombre- du défi auquel nous sommes confrontés, l’humanité ne saura pas saisir l’occasion de son adaptation.   

Aucun pouvoir politique, quelle que soit sa bonne volonté, ne pourra imposer des mesures – et a fortiori des mesures contraignantes- destinées à répondre à une problématique dont l’ampleur et les conséquences échappent totalement à la majorité des citoyens.

De plus, la mise en œuvre concrète et efficace de solutions nécessite l’implication et la compétence de l’ensemble des acteurs concernés (à titre d’exemple, l’essentielle rénovation et l’amélioration énergétique du parc immobilier ancien ne pourront se faire sans une totale adhésion des artisans impliqués).

Les mouvements militants en faveur d’une action contre le réchauffement climatique et leur médiatisation ont un impact fondamental sur les consciences ; leurs effets sont réels. Mais il est important de ne pas se laisser aveugler par l’ampleur de ces élans citoyens.

Outre le déni, la majorité des individus est infiniment plus exposée aux approximations, aux récupérations, aux manipulations des faits et aux « fake news » qu’aux réalités scientifiques.

Or, le diagnostic des impacts de nos modes de vie sur notre environnement est établi scientifiquement et, sauf à prendre le risque de se fourvoyer totalement, aucun remède ne doit être évalué autrement que sur des critères scientifiques (auxquels il faut bien évidemment associer une analyse de faisabilité technico-économique).

Les pouvoirs publics, les associations, les ONG, les célébrités et les citoyens anonymes engagés contre le réchauffement climatique doivent aller au-delà de la seule « conscientisation ».

Il ne s’agit pas de transformer chaque citoyen du monde en expert scientifique, en être rationnel déconnecté de tout affect. Il n’est pas non plus question d’élitisme ! L’intelligence est la capacité à connaître, à savoir ; avec un minimum d’effort et d’aide, nous avons tous cette faculté.

Quant à l’écologie, qu’on le veuille ou non, ce n’est pas une religion, pas un hobby, il s’agit bien de la science des relations des êtres vivants entre eux et avec leur environnement.

Il est temps de réapprendre à faire confiance à ceux qui savent, de résister, avec vigilance, à la théorie perpétuelle du complot. 

Nous avons tous le devoir de comprendre, de nous informer, de nous former, et ce afin de pouvoir ensuite expliquer, transmettre, former à notre tour et, plus généralement, participer intelligemment à la transition.

Sans cette transmission de masse de faits scientifiques objectifs, on ne sortira jamais d’un entre soi écologique finalement très restreint et pas toujours rationnel ; l’objectif de limiter au maximum le réchauffement climatique ne sera pas atteint.

Il est urgent d’éveiller collectivement les intelligences !


Migration de la perruche à collier – (Les oiseaux ne se montrent plus pour mourir)

Ces perruches là (« perruche à collier » il me semble), risquent de ne pas passer l’hiver, à moins d’avoir l’éclair de génie de retourner d’où elles viennent :

Drôle de concurrence :

Rectification : il semblerait que cet oiseau ce soit adapté à notre climat en fin de compte :
http://aquarium-asia.over-blog.com/article-les-perruches-a-collier-s-installent-en-europe-48375988.html

et ça ne serait pas sans soucis :

http://www.lefigaro.fr/environnement/2012/04/03/01029-20120403ARTFIG00710-des-perroquets-parisiens-sous-haute-surveillance.php


L’improvisation du soir – 2

Enjoy !

      1. Improvisation du soir 2 - Vincent O.

      2. Improvisation du soir - 2


L’improvisation du soir – 1

Détails techniques : guitare désaccordée et branchée sur simulation d’ampli pour basse saturé.

Enjoy !

      1. Improvisation du soir 1 - Vincent O.

      2. Improvisation du soir - 1


Dessin du jour 3

« Bon les enfants, qu’est-ce qu’on fait comme dessin ? »

« Moi je fais une tour, Jérémy fait ce qu’il veut et toi tu fais une femme. »

« Une femme ? quelle femme ? »

« N’importe, une femme. »


Bon OK, j’ai tout loupé, mais je n’avais plus de place sur la feuille pour la tête.

Du coup Claire ma fille a insisté pour que « je mette dans Internet » son dessin de femme à quatre yeux :