Insonorisation d’une pièce de vie

Ma femme et moi avons décidé d’insonoriser notre salon. Il ne s’agissait pas de s’isoler des bruits extérieurs (non gênants). En fait ce qui était très gênant c’était la réverbération des bruits que nous générions. Que ce soit les cris des enfants, les discussions d’adultes animées ou bien même le son de la télévision. La résonance de la pièce rendait vite désagréable la situation. Nous avons assez peu de meubles, deux grands murs et une baie vitrée : tous les ingrédients pour former une caisse de résonance sont réunis. On n’en a pas forcément conscience, mais ça résonne, ça tend à faire monter le niveau sonore pour se faire entendre, bref, pour peu qu’on soit un peu fatigué, c’est invivable.

Après étude du problème la solution retenue : des mousses acoustiques pour studio de musique. Le but n’était pas de recouvrir intégralement les murs et de parvenir à annihiler complètement la résonance (comme dans un studio de musique), mais de la diminuer fortement.

Après avoir retenu ce modèle pour les murs : http://www.auralex.com/acoustic_studiofoam_2w/acoustic_studiofoam_2w.asp nous sommes passés à l’acte :

Le look et la couleur peuvent sembler inhabituels mais finalement ces mousses s’intègrent très bien dans notre salon. Au delà de l’aspect esthétique c’est surtout le résultat sonore qui nous a surpris : les sons criards n’étaient plus une agression et plus besoin de hausser le ton pour se faire comprendre dès qu’on est plus de deux dans la pièce. Encore mieux : pour regarder un film, la moitié du volume sonore habituel suffit pour entendre distinctement les dialogues. Les musiques écoutées sont beaucoup plus détaillées. Il faut dire que nous partions de loin avec deux murs en béton, un en plâtre et une baie vitrée.Nous avons donc décidé d’aller plus loin : nous avons ajouté des mousses au plafond et cela a encore amélioré les choses :Je vous invite à écouter attentivement la vidéo ci-dessous, si possible au casque. Passez alternativement le début ou la fin de la vidéo pour bien entendre la différence. La prise de son est mauvaise (je n’avais qu’un smartphone sous la main), en réalité l’effet bénéfique est bien plus flagrant.

Vous pouvez vous procurer les mousses violettes ici : musikia ou là : thomann.de. Les mousses blanches sont uniquement disponibles chez thomann.

Liens directs vers les articles chez thomann :
Mousses violettes : http://www.thomann.de/fr/auralex_acoustics_2_studiofoam_wedges_purple.htm
Mousses blanches : http://www.thomann.de/fr/the_takustik_basotect_pyramide_70mm_weiss.htm

Conseils d’application : prenez la colle préconisée par le fabricant, de la marque de la mousse et prévoyez un bon pistolet à colle (ne faites pas de fausses économies et prenez un modèle très rigide). A deux et en ayant fait les marques des emplacements souhaités c’est assez simple, la prise est quasi instantanée. Pour le plafond un balai sera très utile pour pouvoir appuyer (à deux de préférence).

Une bonne source d’informations concernant l’isolation acoustique (pour bien comprendre avant d’agir) :
http://www.acouphile.fr/ et notamment la page sur les matériaux isolant : http://www.acouphile.fr/materiaux.html

 


Ampli à tubes – 5 – Découplage des hautes tensions

Traditionnellement, à la fois pour isoler les étages les uns des autres et pour adapter la tension aux différents points de polarisation, on a recours à une résistance chutrice découplée par un condensateur relié à la terre. La résistance va réduire la haute tension continue sortant de l’alimentation pour l’adapter aux tubes des drivers et du préamplificateur. Le condensateur va annuler / mettre à la masse les fréquences résiduelles pour qu’elles ne se propagent pas d’un étage à l’autre.

Une optimisation consiste à utiliser à la place un régulateur de tension tel que le TL783C. Ce composant n’était pas disponible au début de la technologie à lampes. Il autorise une différence de potentiel de 120 V max entre sa broche d’entrée et celle de sortie. Ce type de composant permet une très bonne séparation entre les étages de puissance et les drivers / préamp et une tension oscillante résiduelle très faible, ce qui est le but recherché. Nous allons donc pouvoir obtenir 380 V (tubes driver) à partir de 445 V (alimentation du transformateur de sortie / tubes de sortie). La formule est Vout = Vref (1+R2/R1) où Vref = 1,25. Un second TL783C nous permettra d’obtenir environ 300V pour les tubes ECC83 du préamp, de réglage aigus / graves.

La documentation du composant est disponible en cliquant ici : slvs036m – tl783c.

Aux puristes qui pourraient s’émouvoir de l’utilisation de semi-conducteurs dans un amplificateur à lampe :

  • il faut accepter le progrès lorsqu’il est bénéfique (excellente séparation des étages, tensions résiduelles très faibles – ronflements en moins),
  • les semi conducteurs en question ne sont pas sur le trajet du signal audio.

Schéma des deux types de découplages (avec les deux canaux cela fera quatre TL783C à utiliser) :


Ampli à tubes – 4 – Schéma électronique des alimentations – b) Schéma complet

Le schéma des alimentations précédent est maintenant complet avec l’alimentation en continu des filaments des lampes de préamplification, l’alimentation 9V de la télécommande de volume et l’alimentation 5V des relais des entrées.

Quelques explications :

  • L’alimentation des filaments des lampes de préamplification nécessite 2,6 A minimum, nous nous baserons donc sur un composant intégré capable de fournir cet ordre de grandeur d’intensité de courant, par exemple un LT1083.
  • Le réglage s’effectuera par un potentiomètre multitours de précision. Sur un régulateur de tension de type LT1083 la tension de sortie est données par la formule : V out = 1,25 (1 + R2/R1), où R2 est le potentiomètre et R1 la résistance de 100 Ohms. Pour obtenir 6,3 V il nous faudra environ 404 Ohms. Une marge d’erreur raisonnable est de toute façon tout à fait acceptable sur ce type de composant.
  • Le circuit n’est pas relié à la masse : la tension doit être polarisée aux environs de + 40 Volts (recommandé pour éviter une trop grande différence de potentiel entre le filament et la cathode des lampes 6922).
  • Les tensions continues 9V et 5V sont classiquement obtenues avec des TS 7809 et 7805. Pour des raisons d’encombrement et de simplification j’utiliserai le kit « LoV – Power Supplies » de Tube-Town (http://www.tube-town.net/ttstore/product_info.php/info/p3436_Kit-Rectifier-LoV-12V-12-6V.html)

N’hésitez pas à commenter, critiquer proposer des optimisations ou poser des questions.

 


Ampli à tubes – 4 – Schéma électronique des alimentations – a) hautes tensions continues

Le temps passe… les schémas avancent.

Vous trouverez ci-dessous le schéma électronique des alimentations hautes tensions du projet d’amplificateur Hi-Fi à lampe. Le tout est probablement surdimensionné, nous verrons à l’usage et qui peut le plus peut le moins.

Les alimentations basses tensions complèteront le schéma ultérieurement (au niveau des 12,6 V alternatifs).Partie hautes tensions de l'alimentation - schéma

Quelques explications :

  • On commence par un filtre secteur (qui fonctionne en gros comme un filtre passe-bas cf. http://www.sonelec-musique.com/electronique_bases_filtre_secteur.html), pour éviter de capter d’éventuelles fréquences non désirées ou pour éviter d’en envoyer sur le secteur.
  • Suit le transformateur haute tension Hammond 370 MX avec un réseau amortisseur au secondaire haute tension, suivi de deux alimentations totalement séparées pour les deux voies de droite et gauche. Cela est d’autant plus simple à réaliser que l’on va se baser sur le kit suivant : http://www.tube-town.net/ttstore/product_info.php/info/p5805_Kit-TT-PSU-Mini.html pour gagner en place, sans faire de concession concernant le lissage de la haute tension redressée : objectif + 445 Volts continu. L’astuce du schéma de ce kit consiste à utiliser 4 condensateurs peu onéreux et peu encombrant qui sont équivalent dans ce montage à un condensateur de 100µF / 700V (introuvable à un tarif raisonnable). Le filtrage n’est pas moins bon qu’avec un seul condensateur. Chaque condensateur est associé à une résistance de 220 k dans le but de décharger les condensateurs lors de l’extinction.
  • Globalement le schéma de filtrage est de type capacité en tête suivi d’une self de 3 Henri, elle-même suivie d’un condensateur de forte valeur. Ce mode de filtrage donne une résiduelle de tension alternative très faible : nous la mesurerons à l’oscilloscope.
  • Il est difficile de prévoir exactement à l’avance la consommation en courant du circuit complet (à cause des variations des valeurs de tous les composants notamment), et donc de calculer la valeur à adopter pour la résistance chutrice qui doit nous mener à la tension continue désirée de + 445 V. Avec environ 55 volts à perdre pour à peu près 160 mA de consommation, la résistance sera de l’ordre de 300 Ohms… Il faudra faire quelques essais sur le montage final.
  • Le qualité du dernier gros condensateur est primordiale, nous le choisissons dans une gamme « audiophile », marque F+T. Le dernier condensateur de faible valeur au polypropylène sert à compenser les défauts des condensateurs de forte valeur. il sera capable de répondre à un appel de courant très rapide et ainsi les deux derniers condensateurs se complètent.

D’après le nombre de visiteurs de ce blog, le nombre de personnes intéressées par ce projet est plus important que ce que j’aurai imaginé ! N’hésitez pas à commenter, critiquer ou poser des questions.